lundi 31 janvier 2011
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68
Le lundi de la 4e
semaine du temps ordinaire
Saint(s) du jour : St
Jean Bosco, prêtre (1815-1888) - Mémoire, St
François-Xavier Bianchi, prêtre (1743-1815)
Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Bienheureuse Teresa de
Calcutta :
«
Le possédé suppliait Jésus de pouvoir être avec lui... Mais il lui dit : '
Rentre auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi
' »
Lettre aux Hébreux
11,32-40.
Sur la puissance de la foi, que dire encore? Le temps me manquerait pour
donner des précisions sur Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, Samuel et les
prophètes.
Par leur foi, ils ont vaincu des royaumes, pratiqué la justice, obtenu ce que
Dieu promettait. Ils ont fermé la gueule des lions,
éteint la flamme des brasiers, échappé au tranchant de l'épée, retrouvé leurs
forces après la maladie, montré du courage à la guerre, mis en fuite des
armées étrangères.
Des femmes ont retrouvé, ressuscités, leurs enfants qui étaient morts. Mais
certains autres ont été torturés et n'ont pas accepté leur libération, car ils
voulaient obtenir quelque chose de meilleur : la résurrection.
D'autres ont subi l'épreuve de la moquerie et des coups de fouet, des chaînes
et de la prison.
Ils ont été lapidés, sciés en deux, massacrés à coups d'épée. Ils ont mené une
vie errante, vêtus de peaux de moutons ou de toisons de chèvres, manquant de
tout, harcelés et maltraités -
mais en fait, c'était le monde qui n'était pas digne d'eux ! - Ils
vivaient çà et là dans les déserts et les montagnes, dans les grottes et les
cavernes.
Et, bien qu'ils aient tous reçu le témoignage de Dieu à cause de leur foi, ils
n'ont pas connu la réalisation de la promesse.
En effet, pour nous Dieu avait prévu mieux encore, et il ne voulait pas les
faire arriver sans nous à la perfection.
Psaume
31,20.21.23.24.
Qu'ils sont grands, tes bienfaits ! Tu les réserves à ceux qui te
craignent. Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur
refuge.
Tu les caches au plus secret de ta face, loin des intrigues des hommes. Tu
leur réserves un lieu sûr, loin des langues méchantes.
Et moi, dans mon trouble, je disais : « Je ne suis plus devant tes
yeux. » Pourtant, tu écoutais ma prière quand je criais vers toi.
Aimez le Seigneur, vous, ses fidèles : le Seigneur veille sur les
siens ; mais il rétribue avec rigueur qui se montre arrogant.
Évangile de
Jésus-Christ selon saint Marc 5,1-20.
Jésus et ses disciples arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays de
Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit
mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même
avec une chaîne ;
en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le
maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à
crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes
ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par
Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet
homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L'homme lui
répond : « Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du
pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui
cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers
ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs.
Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait
environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la
ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu
raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de
crainte.
Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être
avec lui.
Il n'y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre chez toi, auprès
des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa
miséricorde. »
Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole
tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans
l'admiration.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs
Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p.26)
Nous sommes appelés à aimer le monde. Et Dieu a tellement aimé le monde
qu'il lui a donné Jésus (Jn 3,16). Aujourd'hui, il aime tellement le monde
qu'il nous donne au monde, toi et moi, pour que nous soyons son amour, sa
compassion et sa présence par une vie de prière, de sacrifices, d'abandon. La
réponse que Dieu attend de toi est que tu deviennes contemplatif, que tu sois
contemplatif.
Prenons Jésus au mot, et soyons des contemplatifs au cœur du monde car,
si nous avons la foi, nous sommes en sa présence perpétuelle. Par la
contemplation, l'âme puise directement dans le cœur de Dieu les grâces que la
vie active a la charge de distribuer. Nos existences doivent être liées au
Christ vivant qui est en nous. Si nous ne vivons pas en présence de Dieu, nous
ne pouvons pas persévérer.
Qu'est-ce-que la contemplation ? Vivre la vie de Jésus. C'est ainsi que
je la comprends. Aimer Jésus, vivre sa vie au sein de la nôtre, vivre la nôtre
au sein de la sienne... La contemplation ne revient pas à s'enfermer dans un
cabinet obscur, mais à permettre à Jésus de vivre sa Passion, son amour, son
humilité en nous, de prier avec nous, d'être avec nous, et de sanctifier à
travers nous. Notre vie et notre contemplation sont une. Ce n'est pas là une
question de faire mais d'être. Il s'agit en fait de la pleine jouissance de
notre esprit par l'Esprit Saint qui insuffle en nous la plénitude de Dieu et
nous envoie dans toute la création comme son message personnel d'amour (Mc
16,15).