lundi 01 février 2010
Le rêve de la pergola de roses (II)
Beaucoup de jeunes abbés, de prêtres et de laïcs, invités par moi,
s'étaient mis à me suivre joyeux, attirés par la beauté de ces fleurs ;
mais, quand ils s'aperçurent qu'il fallait marcher sur les épines, ils
commencèrent à crier en disant : « Nous avons été trompés ! »
Beaucoup firent demi-tour. Moi aussi je fis demi-tour pour les
rappeler, mais inutilement. Alors je commençai à pleurer, en disant : «
Est-il possible que je doive être seul pour parcourir tout ce chemin si
pénible ? »
Mais bien vite je fus consolé. Je vis s'avancer vers moi une foule de
prêtres, de jeunes abbés, de laïcs, qui me dirent : « Nous voici ; nous
sommes tous à vous, prêts à vous suivre ». En les précédant, je me
remis en route. Ils ne furent que quelques-uns à se décourager et
s'arrêter, mais une grande partie d'entre eux parvint avec moi au but.
Après avoir parcouru dans toute sa longueur la pergola, je me trouvai
dans un autre jardin très agréable, où m'entourèrent ceux qui peu
nombreux m'avaient suivi, tous amaigris, échevelés, couverts de sang.
Alors se leva une brise fraîche et grâce à ce souffle tous guérirent.
Souffla un autre vent et comme par enchantement je me trouvai entouré
par un nombre immense de jeunes gens et de jeunes abbés, de laïcs
coadjuteurs et aussi de prêtres, qui se mirent à travailler avec moi,
en guidant cette jeunesse. De plusieurs, je reconnus la physionomie ;
beaucoup, je ne les connaissais pas encore.
Alors la Très Saint Vierge, qui m'avait guidé, m'interrogea :
- « Connais-tu le sens de ce que tu vois à présent, et celui de ce que tu as vu auparavant ?
- Non.
-
Sache que le chemin que tu as parcouru parmi les roses et les épines
signifie le soin que tu devras prendre de la jeunesse : tu dois y
marcher avec les chaussures de la mortification. Les épines signifient
les obstacles, les souffrances, les peines qui se présenteront à vous.
Mais ne perdez pas courage. Avec la charité et avec la mortification,
vous surmonterez tout et vous parviendrez aux roses sans épines. »
Dès que la Mère de Dieu cessa de parler, je revins à moi et je me retrouvai dans ma chambre.
Don Bosco
récit fait en 1864. (Relaté par don Lemoyne, publié en 1903)
Je
vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous
êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos
entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous
pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.