mardi 03 août 2010
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68
Le mardi de la 18e
semaine du temps ordinaire
Saint(s) du jour : Ste
Lydie de la Pourpre (Ier s.)
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Saint Augustin :
« Ordonne-moi
de venir vers toi sur l'eau »
Livre de Jérémie
30,1-2.12-15.18-22.
Parole qui fut adressée à Jérémie par le Seigneur :
Ainsi a parlé le Seigneur, le Dieu d'Israël : Écris dans un livre toutes les
paroles que je t'ai dites.
Ainsi parle le Seigneur : Israël, tes fractures sont graves, et tes blessures,
malsaines.
Il n'y a personne pour intervenir en ta faveur ; pour un ulcère il y a
des remèdes, mais pour toi, pas de guérison.
Aucun de ceux qui t'aimaient ne se souvient de toi, personne ne te recherche.
Oui, je t'ai frappé comme fait un ennemi, je t'ai châtié avec rigueur, à cause
de tes fautes nombreuses, de tes énormes péchés.
Pourquoi crier à cause de tes fractures, de ta grave maladie ? C'est pour
tes fautes nombreuses, pour tes énormes péchés que je t'ai infligé cela.
Ainsi parle le Seigneur : Voici que je vais ramener de captivité les tentes de
Jacob, je prendrai en pitié ses demeures ; la ville sera rebâtie sur ses
ruines, la citadelle sera rétablie en sa juste place.
Les actions de grâce en jailliront avec des cris de joie. Bien loin de
diminuer ses fils, je les multiplierai ; bien loin de les abaisser, je
les glorifierai.
Ils seront comme autrefois, leur communauté se maintiendra devant moi, car je
punirai tous ses oppresseurs.
Elle aura pour prince l'un des siens, un chef né au milieu d'elle. Je lui
permettrai d'approcher et il aura accès auprès de moi. (Qui donc, en effet, a
jamais osé de lui-même s'approcher de moi ?)
Vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. Parole du Seigneur.
Psaume 102(101),16-18.19-21.29.22-23.
Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa
gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié, il n'aura pas méprisé sa prière.
Que cela soit écrit pour l'âge à venir, et le peuple à nouveau créé chantera
son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ; du ciel,
il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient
mourir. »
Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour, et devant toi se maintiendra
leur descendance.
On publiera dans Sion le nom du Seigneur et sa louange dans tout Jérusalem,
au rassemblement des royaumes et des peuples qui viendront servir le Seigneur.
Evangile de
Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,22-36.
Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses
disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant
qu'il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour
prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par
les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils
disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser
des cris.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ;
n'ayez pas peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait
à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de
peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui
dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la
région, et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau,
et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de
l'Église
Sermon attribué, Apppendice n° 192 ; PL 39, 2100
Quand Pierre, plein d'audace, s'avance sur la mer, ses pas chancellent,
mais son affection s'affermit... ; ses pieds s'enfoncent, mais il s'attache à
la main du Christ. La foi le soutient tandis qu'il sent les flots s'ouvrir ;
troublé par la tempête, il se rassure dans son amour pour le Sauveur. Pierre
marche sur la mer porté plus par son affection que par ses pieds...
Il ne regarde pas sur quoi se poseront ses pieds ; il ne voit que la
trace des pas de celui qu'il aime. De la barque, où il était en sûreté, il a
vu son Maître et, guidé par son amour, il descend dans la mer. Il ne voit plus
la mer, c'est Jésus seul qu'il voit.
Mais dès qu'il est troublé par la force du vent, étourdi par la tempête,
la crainte commence à voiler sa foi..., l'eau se dérobe sous ses pas. La foi
faiblit, et l'eau faiblit comme elle. Il crie alors : « Seigneur, sauve-moi !
» Aussitôt, Jésus, étendant la main, le délivre et lui dit : « Homme de peu
de foi, pourquoi as-tu douté ? As-tu si peu de foi que tu n'as pas pu
persévérer pour venir jusqu'à moi ? Pourquoi n'as-tu pas eu assez de foi pour
arriver jusqu'au but en t'appuyant sur elle ? Sache-le désormais, cette foi
seule te soutenait sur les flots. » Ainsi, mes frères, Pierre doute un
instant, il va périr, mais il se sauve en invoquant le Seigneur... Or, ce
monde est une mer dont le démon soulève les vagues et où les tentations
multiplient les naufrages ; nous ne pouvons pas nous sauver qu'en criant vers
le Sauveur, qui étendra la main pour nous prendre. Invoquons-le donc sans
cesse.